Mokobé sur les tueries en Guinée « Nul n’a le droit d’ôter une âme»

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La manifestation de la diaspora guinéenne en France la semaine dernière a été marquée par la solidarité des autres pays africains mais aussi du rappeur français Mokobé. Cet artiste français, très attaché à ses origines, exige l’arrêt des tueries en cours en Guinée.

Pour lui, la manifestation n’a rien à voir avec le politique, la démarche est purement humaniste. Tout être humain devrait s’indigner de voir son prochain tué ajoute-t-il sur un post sur sa page Facebook.

« Il ne s’agit pas de politique mais d’humanisme, ceci est un combat citoyen de tout le peuple de Guinée pour dénoncer les tueries et exiger que ça s’arrête! Nul n’a le droit d’ôter une âme! Tout être humain doit s’indigner de voir son prochain tué…», a-t-il déclaré tout en précisant que la Guinée qui est plongée dans une crise profonde souffre trop. Ce membre du groupe de rape français dénommé 113 était également en première ligne des manifestations pour demander justice pour Adama Traoré, un malien qui avait trouvé la mort lors d’une arrestation en France.

Des artistes guinéens à l’image du collectif des artistes urbains de Labé, Saifon Baldé ont sorti des singles dans lesquels ils dénoncent les tueries.

La Guinée traverse une crise post-electorale. Cellou Dalein Diallo a revendiqué la victoire dès après la présidentielle du 18 octobre et la CENI a publié les résultats donnant le président sortant victorieux avec plus de 59 % des suffrages. Au moins 30 personnes ont trouvé la mort du 19 octobre à maintenant.

Dara Bah