Macenta, le sang a trop coulé, ça suffit ! ( Siba Guilavogui)

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La journée du 26 décembre 2020 reste sombre et triste pour notre chère préfecture (Macenta).
Des innocentes âmes ont été arrachées, des blessés enregistrés, des biens détruits et les habitants terrés dans des concessions avec la peur au ventre.
Le crépitement des armes a surtout terrifié les mineurs et vieilles personnes qui s’attendaient à une fin d’année paisible. Mais, les démons et gugusses ont eu raison d’eux.
Macenta est bel et bien une portion de la Guinée, tous les fils de ce pays peuvent y résider dans la paix et dans le respect mutuel des valeurs de chaque communauté ( personne n’a choisi son appartenance ethnique, c’est l’œuvre de Dieu). Cette diversité ethnique ne doit pas entraver notre vivre ensemble.
A l’image du pays tout entier, l’histoire de Macenta a été travestie. Chacun raconte notre passé selon son humeur, ses prises de position et pour d’autres raisons qui lui sont propres.
Les faits sont têtus ! Si on s’en tient à l’histoire « vraie », Macenta serait la déformation de Massata ( ce qui signifie littéralement chez Massa koïvogui).
Tout le monde connait la signification des expressions : ONCLE et NEVEU.
Aujourd’hui, j’ai honte d’apprendre que TOMA et MANIAN s’affrontent pour réclamer la » paternité » de la ville qui leur appartient tous.
Là où nos aïeux ne se sont pas battus, ce sont des jeunes qui ne connaissent pas l’histoire, ignorant les valeurs traditionnelles, se bombent le torse, s’arment et tuent pour disent-ils, réclamer la paternité de quelque chose qu’ils ne connaissent point. Quel paradoxe !
Ce qui est passé est déplorable et nous devons tous œuvrer à la préservation de la paix dans notre Ziama.
La vraie histoire doit être enseignée et maitrisée par toutes et tous.
Macenta est notre bien commun, préservons le.


Siba Engagé Guilavogui
Journaliste et activiste