Lutte contre la corruption: le fléau au cœur des débats

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Pour l’année 2017, Transparency International classe la Guinée 148 rang mondial sur l’indice de la perception de la corruption. 31è sur le rang africain. Le 30 mars, s’est ouvert à Conakry, un atelier de concertation sur l’indice de perception de la corruption en Guinée. Au tour de la table, des cadres de l’Agence nationale de lutte contre la corruption (ANLC), de l’Association guinéenne pour la transparence (AGT) et des membres des organisations de la société. La rencontre a été organisée par l’ANLC et l’AGT, sous le financement du PASOC (Programme d’appui aux organisations de la société civile).

Mamadou Taran Diallo, président de l’AGT, déclare que son association s’est engagée dans la lutte de telle sorte que la Guinée puisse positivement apparaître dans le miroir mondial de la lutte contre la corruption. « En 2006, notre pays est apparu pour la première fois dans la publication de Transparency international sur la perception de la pauvreté.  A l’époque, la Guinée était le pays le plus corrompu d’Afrique. Depuis, nous sommes toujours restés dans les trente derniers pays du classement mondial », ajoute-t-il.

Le régisseur et chef d’équipe du PASOC, Ababacar Ndiaye, souligne que La Guinée est un pays où l’indice de la perception de la corruption est très fort, et le dernier rapport révèle que la situation n’évolue guère. « La lutte contre la corruption est l’une des revendications des organisations de la société civile, des partis politiques et des organisations syndicales, tout comme la communauté internationale. Le PASOC est fier d’appuyer cette initiative qui entre en droite ligne de ses objectifs, notamment celui d’appuyer une meilleure participation de la société civile dans l’espace public guinéen, notamment en matière de consolidation de l’Etat de droit, la gouvernance, la promotion des principes démocratiques et le respect des droits de l’Homme. C’est un évènement qui marque une étape, un tournant important dans la prise de conscience du rôle que doivent jouer les organisations de la société civile dans la promotion de la transparence, dans la gestion publique. Les classements de cette ONG internationale constituent un moyen d’interpellation qui invite à une transparence dans la gestion de deniers de l’Etat. Aujourd’hui, la corruption mine les Etats. Elle est plus présente dans les Etats africains. Donc, il faut aller au-delà du normatif, parce que le normatif ne suffit pas à régler les problèmes de la corruption. Il faut poser des actes forts, d’un véritable combat contre le fléau qui est la corruption », a déclaré Ababacar Ndiaye.

MYD

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