Kankan : voici la première déclaration d’Imam Nanfo Diaby après sa libération

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Libéré lundi, 13 juillet 2020 par les autorités de la ville de Kankan, le chroniqueur islamique, Ismaël Nanfo Diaby a fait savoir qu’il continuera à faire des prières en langue Maninka, car selon lui, Dieu entend tout et comprend toutes les langues du monde.
Aussitôt, des jeunes surexcités du quartier Bordeaux dans la commune urbaine de Kankan ont mis à sac la mosquée de Karamo Ismaël Nanfo Diaby.
C’est la décision prise par le Gouverneur de Kankan, Sadou Keita à l’issue de la rencontre qui a regroupé le préfet, le maire de la commune urbaine, les membres des trois ligues islamiques de la ville, certains imams et le chroniqueur Ismaël Nanfo Diaby.
Une plainte a été formulée par les trois ligues islamiques de Kankan contre Ismaël Nanfo Diaby chroniqueur islamique en Alphabet N’Ko.
Selon ses propres mots, il dirige des prières en maninka il y a 22 ans dans sa mosquée ; une mosquée qui ne serait pas en règle ; elle est non immatriculée et non autorisée à fonctionner.
Au cours de cette rencontre, des décisions ont été prises à savoir la fermeture de la dite mosquée et la fin de l’imamat d’Ismaël Nanfo Diaby.
Le gouverneur de région de Kankan a fait remarquer que l’alphabet N’ko ne peut être assimilé à l’Islam, mais que c’est une écriture reconnue sur le plan international,et enseignée également dans plusieurs universités du monde. Sadou Keita a aussi précisé que l’Assemblée Nationale n’a pas autorisé les imams à diriger les prières dans les langues nationales.
Pour rappel, ce chroniqueur a été admis dans un commissariat samedi,11 juillet , pour outrage à l’autorité.

AGP