G5 Sahel: la France restera présente militairement dans les prochains mois

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Eléments français du sous GTIA TOMBOUCTOU au contact des habitants d'ARAOUANE lors de l'opération ADADA. Ces soldats français participent aux missions de sécurisation de la ville de TOMBOUCTOU dans le cadre de l'opération SERVAL

Le président français appelle à décapiter les groupes jihadistes affiliés à al-Qaïda au Sahel. Emmanuel Macron s’est exprimé après avoir participé par visio-conférence au sommet de Ndjamena, avec ses homologues du G5 sahel. L’événement était l’occasion de dresser le bilan des actions menées depuis le sommet de Pau, il y a un an, en France. Et le président français a aussi annoncé qu’il n’y aura pas de réduction des effectifs de l’opération militaire française Barkane, dans les prochains mois.

« Dans les mois qui viennent notre présence militaire au Sahel ne changera pas et nous allons lancer d’autres opérations majeures », assure Emmanuel Macron. La force Barkhane restera donc composée d’un peu plus de 5 000 soldats, et le renfort de 600 hommes décidé il y a un an à Pau reste par conséquent d’actualité.

Le retrait, une erreur…

Pourtant ces dernières semaines, fort des succès obtenus face à l’État islamique au Grand Sahara, désigné ennemi numéro un, l’Élysée a réfléchi à réduire l’empreinte militaire française. Alors le président Macron s’en explique : l’effort militaire abouti à des victoires et il a permis de sauver une seconde fois le Sahel, retirer massivement des hommes de Barkhane serait une erreur, estime-t-il aujourd’hui avant d’ajouter : « Nous fragiliserions les efforts accomplis jusque-là. »

Prochaine évolution

Si Barkhane, dans son format actuel, reste donc en place, le président ne renonce à une prochaine évolution. De nouvelles décisions seront prises à l’été, indique-t-il, lors d’un prochain sommet. Et d’ici là, le chef de l’État veut des résultats militaires, cette fois contre al-Qaïda au Maghreb islamique et singulièrement contre la haute hiérarchie des katibas qui lui sont affiliés, celle de Iyad Ag Ghali et la katiba Macina d’Amadou Koufa, un préalable pour espérer dans quelques mois un désengagement français.

Source: rfi.fr