Fermeture des frontières : le niveau de pauvreté a augmenté à l’intérieur du pays ( Bah Oury)

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Fermées depuis la veille de la présidentielle du 18 octobre dernier pour officiellement des raisons de sécurité, les frontières de la Guinée avec la Sierra-Leone, la Guinée Bissau et le Sénégal ne sont pas encore ouvertes. Cette fermeture prolongée a eu des impacts négatifs sur les populations assure Bah Oury qui dénonce une mesure improductive.

Invité de l’émission les grandes gueules de ce mercredi 20 janvier, Bah Oury s’est exprimé sur la fermeture prolongée des frontières. Pour lui, cette mesure ne fait qu’augmenter la pauvreté à l’intérieur du pays. Cette décision a été prise pour des raisons purement politiciennes dit-il. « Pour des raisons purement politiciennes, on ferme les frontières de la Guinée avec la Sierra-Leone, La Guinée Bissau et le Sénégal. Aujourd’hui, le taux de Pauvreté a nettement augmenté à l’intérieur du pays. Nombreux sont ceux qui ont perdu leurs emplois, des transporteurs, des cultivateurs se retrouvent aujourd’hui à terre par le fait de la fermeture de ces frontières. Au lieu de corriger les effets du covid-19 qui a impacté fortement le pays, on en a rajouté d’autres problèmes pour des considérations politiques».

Le gouvernement guinéen a évoqué des raisons de sécurité nationale pour justifier sa décision. Le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée n’est pas de cet avis. D’ailleurs, il trouve que ce sont plutôt les coupeurs de route qui constituent une menace. « Si c’était pour des raisons de sécurité nationale, il y a des moyens de gérer avec les services compétents. Aujourd’hui, le véritable problème de sécurité auquel on fait face, ce sont les coupeurs de route à l’intérieur du pays. Un pays avec des forces de défense et de sécurité bien organisées a la capacité d’être suffisamment bien informé. Il y a les renseignements et d’autres méthodes qui existent pour anticiper et savoir ce qui se passe par-ci et par-là et non pas faire souffrir la population et avoir des attitudes improductives».


Les opérateurs économiques et les cultivateurs ont subi des nombreuses pertes à cause de la fermeture des frontières. Le Syndicat des transporteurs et les hommes d’affaires ont plaidé pour la réouverture des frontières mais pour l’heure l’appel n’est pas entendu par le gouvernement.

Dara Bah